Des centaines de milliers de phoques du Groenland se rendent chaque hiver dans le golfe et parfois l'estuaire du Saint-Laurent.
Ce n'est donc pas inhabituel qu'il y ait des phoques du Groenland dans l'estuaire. Mais c'est assez particulier de voir les phoques du Groenland en aussi grand nombre, des troupeaux par centaines et par milliers sur les glaces dérivantes près des berges.
Cette année, en raison de la faible présence de glace au large dans le fleuve Saint-Laurent, les phoques sont tout simplement plus faciles à observer.
En début de semaine, on a pu en apercevoir un très grand nombre assemblés sur la banquise, près des berges de la rive sud de l'estuaire, notamment en Haute-Gaspésie.
On a pris le temps de jaser du phénomène avec Mike Hammill, chercheur scientifique et chef de la Section des mammifères marins à l’Institut Maurice-Lamontagne.
Même si le nombre d'individus a beaucoup augmenté depuis les années 1970, la menace du réchauffement climatique soulève des questions puisque le phoque du Groenland est un mammifère qui a besoin d'une banquise solide pour le développement des jeunes.
Les phoques du Groenland se nourrissent de morues, mais aussi de capelans, de harengs, de sébastes, de plies, de turbots et de crustacés, dont les crevettes. Ils fréquentent les eaux de l'Atlantique Nord, mais vers la fin septembre, ils reviennent vers le sud pour longer la côte est de Terre-Neuve, pénétrer dans le Golfe du Saint-Laurent, s'aventurant même parfois très loin dans l'estuaire, au large des berges de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent.
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