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Conflit de travail à la Société des traversiers du Québec: un lourd impact sur l’Isle-aux-Coudres
Depuis deux ans, le conflit de travail entre la Société des traversiers du Québec (STQ) et ses employés n’en finit pas. Les répercussions se font particulièrement ressentir à l’Isle-aux-Coudres, où la récente grève de trois jours a exacerbé les tensions et suscité la grogne de plusieurs commerçants.
Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local
Le maire de l'Isle-aux-Coudres, Christyan Dufour, exprime d’entrée de jeu son incompréhension face à l'inaction de la société d'État. « On comprend mal pourquoi la société ne négocie pas sérieusement avec le syndicat, » déplore-t-il, soulignant la lenteur des discussions, qui ne se tiennent qu'une fois tous les deux ou trois mois.
La conseillère municipale et commerçante Noëlle-Ange Harvey critique également cette situation et dénonce les conséquences sur les commerces locaux. « C’est un droit, c’est correct [la grève], mais au-delà de ça, pourquoi la STQ ne veut pas régler? », s’interroge-t-elle. Elle appelle les deux parties à s’asseoir et à discuter, quitte à nommer un arbitre dans le dossier, pour faire avancer les négociations et pour assurer le bien-être des habitants insulaires.
Répercussions financières
Éric Desgagnés, copropriétaire des restaurants Le Corylus et l’Étale, ainsi que de Cidrerie et Vergers Pedneault, soutient que les journées de grève débrayées à l’été dernier ont eu des conséquences considérables pour les entreprises de l’île. « On a [eu] une baisse globale, à jaser avec tout le monde, de minimum 30%. Ça, c'est global dans l'île, peu importe le commerce », estime-t-il. Frédéric Boudreault, copropriétaire de l’Auberge La Fascine, croit de son côté que la couverture médiatique du dossier a influencé les décisions des touristes qui auraient pu se rendre à l’Isle, mais qui ont changé leur destination de voyage. « Il y a eu un problème, je pense, beaucoup de communications. Les gens pensaient qu'il n'y avait plus de traversiers durant tout l'été, ce qui était absolument faux », énonce-t-il.
Les habitants de l'île, bien que plusieurs étaient au départ solidaires avec les employés de la STQ, commencent à s'impatienter. « On en a plein les oreilles, puis plein les bottes. On commence à être tanné, » affirme le maire Dufour. Ce dernier se dit également inquiet des incertitudes concernant la saison touristique estivale à venir.
Statut particulier
Pour plusieurs insulaires, l'enjeu semble être beaucoup plus qu'une simple question d’horaire de traversiers. « On demande au gouvernement de considérer qu'on est à un endroit particulier. On n'est pas Québec-Lévis là ! [...] Nous, ce qu'on veut, c'est un lien. Ce qu’on veut, c’est notre route. On la veut à toute heure du jour. On la veut disponible », plaide Éric Desgagnés. Noëlle-Ange Harvey abonde dans le même sens. « On a l'air d'être des chialeux, mais si on chiale, c'est parce qu'on a raison de chialer. On veut un statut particulier pour notre île... parce que c'est une île ! », s’exclame-t-elle.
Une journée de négociations a notamment été organisée suite aux trois derniers jours de grève. Les deux parties impliquées ne souhaitent pas commenter le conflit, dans l'espoir de trouver une voie de passage d'ici le début de l'été 2025.
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