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Petite-Rivière-Saint-François : un regard sur l’avenir du village avec le maire
Petite-Rivière-Saint-François vit un développement dynamique, mais rencontre également des enjeux administratifs dans ses projets. Le maire Jean-Guy Bouchard revient sur ces questions et sur son rôle dans l’évolution de la municipalité.
Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local
Récemment, un règlement de contrôle intérimaire, adopté par la MRC de Charlevoix, a limité le nombre d'unités d'hébergement à 12 dans les zones forestières privées dans la région. Jean-Guy Bouchard a exprimé ses préoccupations à ce sujet, soulignant que ce chiffre était trop restrictif par rapport au potentiel de développement dans le secteur. « Le moratoire a permis [...] d’avoir une réflexion sur l’ensemble [...] des municipalités, à savoir est-ce qu'on permet [...] de grands projets comme ça dans le secteur forestier, le long du corridor routier », explique monsieur Bouchard.
Il ne cache pas que le nombre d’hébergements proposé par la MRC ne cadrait pas avec la vision de son conseil, notamment parce que la majeure partie du territoire municipal se trouve en zones forestières privées et qu’il est amené à se développer au cours des prochaines années. À savoir ce qu’il a suggéré au conseil des maires, il indique ceci : « Entre 12 puis 50, il y a des chiffres [...] Mais quand je regarde le territoire, un gros potentiel, c'est très limité en termes de projets d'expansion ».
Il souligne néanmoins que pour les propriétaires de terrains ont été consultés, et que le dialogue avec la MRC est essentiel pour les prises de décisions futures. Le maire souhaite également que le développement soit réfléchi, tout en préservant l’environnement et les paysages qu’offre le village.
Célébrations du 350e anniversaire
Cette année, Petite-Rivière-Saint-François célèbre son 350e anniversaire de fondation. À cette occasion, la municipalité a annoncé un investissement de 300 000 $ dans une programmation d’événements. Si la programmation n’est pas encore finalisée et connue du grand public, le maire précise que des activités seront organisées autour des traditions locales, comme le lien maritime et la cabane à sucre, des éléments qui sont partie intégrante du patrimoine du village.
À savoir s’il est toujours confiant de recevoir du financement du gouvernement fédéral pour aménager la place du 350e au coeur du parc des Riverains, monsieur Bouchard se fait avare de grandes déclarations. Il souligne toutefois que le contexte économique actuel n’est pas aux investissements majeurs, tant à Ottawa qu’à Québec. « Naturellement, on s'attend aussi que tout est au ralenti. Même au gouvernement du Québec, on a une période de coupure », mentionne-t-il. Il rappelle que d’autres projets de développement de la municipalité demeurent sur la glace par manque de fonds, mais soutient que des donateurs et des entreprises contribueront à l’aménagement de la place du 350e si elle voit le jour.
Qu’arrive-t-il avec l’église du village ?
Un autre dossier important dans la municipalité est la fermeture temporaire du sous-sol de l’église, qui a subi des dégâts de mazout au cours des derniers mois. Le maire assure que le bâtiment centenaire sera restauré, car la fuite d’huile qui a provoqué sa fermeture est mineure et facilement décontaminable.
Quant à l’avenir de la garderie qui avait été délocalisée, Jean-Guy Bouchard précise que le projet d’un centre de la petite enfance à proximité de l’école demeure une priorité, pour garantir un lieu sécurisé et adapté aux enfants.
L'absence de l'Oiseau mécanique pour l'été 2025
L'Oiseau mécanique, une attraction touristique estivale du Groupe Le Massif, qui proposait un spectacle son et lumière en télésiège sur la montagne, ne sera pas de retour pour l'été 2025. L’équipe derrière le projet a indiqué qu’elle travaillait sur des améliorations, pour un retour espéré en 2026. Jean-Guy Bouchard confie qu'il a été surpris d'apprendre cette nouvelle via les médias locaux.
À savoir s’il était soulagé de l’absence de l’attraction en raison des plaintes récurrentes de bruit des citoyens du secteur situé près du Massif, le maire indique que des efforts ont été faits l'année précédente pour réduire les nuisances sonores. « Il y a des endroits où ça dérange les gens. Puis ça, je les comprenais aussi. Sauf qu'on ne pouvait pas remettre en question un projet d'un tel investissement pour ces affaires-là », déclare-t-il. « Il y avait peut-être encore de la place à l'amélioration parce que les gens ont dit qu'on entend encore des choses », ajoute-t-il.
Un engagement de 41 ans au service de la municipalité
Jean-Guy Bouchard est impliqué depuis plus de 40 ans dans le conseil municipal de Petite-Rivière-Saint-François. À l’aube des prochaines élections municipales du Québec, qui auront lieu en novembre 2025, il affirme souhaiter poursuivre le développement de son village, notamment avec le projet du Campus, qui pourrait inclure des habitations, une garderie et des espaces de loisirs. Selon lui, son engagement, entamé en 1984 comme échevin, repose sur sa passion pour sa municipalité et son désir de voir progresser la qualité de vie des résidents. « D’abord, j’aime mon village », lance-t-il.
Pour les années à venir, il soutient que ses projets s’inscrivent dans la continuité et qu’il est un homme d’équipe. « Les gens qui étaient en place [...] m'ont permis aussi de m'ajuster aussi, avec l'administration, tout ça. Puis ça m'a donné le vent dans les voiles, de continuer », s’exclame-t-il.
Il révèle enfin qu’il souhaite mettre de l’avant des projets qui attireront des familles et des travailleurs au village pour les années à venir. Les prochaines élections municipales du Québec auront lieu le 2 novembre 2025.
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La Télévision de Charlevoix-Ouest (TVCO) existe depuis 1976. Elle est une entreprise de télévision communautaire locale qui diffuse du contenu de nature sociale, culturelle et économique. Elle est gérée et soutenue par le milieu et compte maintenant cinq employés à temps plein.
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