Présentation des candidats aux élections fédérales dans Montmorency-Charlevoix

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Présentation des candidats aux élections fédérales dans Montmorency-Charlevoix

Dans le cadre des élections fédérales canadiennes, l’équipe de TVCO a invité les candidats locaux des différentes formations politiques à venir présenter leur programme et leur parcours afin d’aider les Charlevoisiens à effectuer un choix éclairé lors de l'élection du 28 avril prochain. Le Bloc Québécois, le Parti conservateur du Canada ainsi que le Parti libéral du Canada ont accepté l’invitation.

Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local

Les entrevues menées avec chacun des candidats couvraient quatre thématiques principales : les priorités régionales, les propositions du parti en matière d’économie, les propositions en matière d’énergie et d’environnement, ainsi que la place du Québec au sein du Canada.

Caroline Desbiens  : une voix enracinée dans Charlevoix

Députée sortante de Montmorency-Charlevoix, Caroline Desbiens sollicite un troisième mandat sous la bannière du Bloc Québécois. Originaire de l’Isle-aux-Coudres, elle se décrit comme « une marsouine », profondément liée à sa région. Femme d’affaires et artiste, elle met de l’avant son expérience sur le terrain et à Ottawa. « Moi, on n'a pas besoin de m'expliquer c'est quoi la loi sur l'assurance-emploi. On n'a pas besoin de m'expliquer les problématiques que les agriculteurs ont, ou l'érosion des berges », exprime celle qui s’est dite très présente pour les Charlevoisiens au cours de ses deux derniers mandats.

Ses priorités pour la région incluent la mobilité, le logement abordable, la lutte à la pénurie de main-d’œuvre et le soutien aux entreprises et à l’agriculture locales. Elle propose de rétablir temporairement des subventions salariales pour les entreprises touchées par les tarifs douaniers américains, et promet de défendre « bec et ongles » la gestion de l’offre dans l’industrie agroalimentaire canadienne.

Elle affirme qu’elle peut faire résonner la voix de Charlevoix à Ottawa. « On m'entend dans les comités parlementaires, on m'entend au Parlement, mais également en coulisses. On a des bonnes relations avec les différents ministères, les sous-ministres », illustre-t-elle. En tant que vice-présidente du Comité parlementaire permanent sur les pêches et les océans, elle indique avoir été nommée « guerrière de l’eau » pour son rôle dans un dossier binational qui concernait la saine gestion des Grands Lacs.

En ce qui a trait à l’environnement, elle s’oppose aux projets de pipelines et plaide pour des énergies propres. « Si on s'attache à l'État pétrolier et qu'on ne reste pas nous-mêmes dans nos positions environnementales, on va régresser, le Québec va régresser », soutient-elle, en critiquant au passage l’industrie canadienne des énergies fossiles. Enfin, elle affirme que le Bloc Québécois est la seule force à défendre clairement le Québec à Ottawa. « Je pense qu'il n'y a plus personne qui croit qu'il ne faut pas que le Québec ait sa propre voix dans l'exercice fédéral, tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas décidé de prendre son destin, de devenir indépendant, de faire son choix pour lui et par lui », conclut-elle.

Gabriel Hardy : cap vers une économie forte

Kinésiologue de formation, entrepreneur et directeur général de Fitness Industry Counsil of Canada, Gabriel Hardy se lance en politique avec le Parti conservateur du Canada. Habitué à dialoguer avec les différents paliers de gouvernement en raison de son rôle passé pour la défense des espaces d’entraînement durant la pandémie de Covid-19, il souhaite maintenant « impacter la vie des gens », en défendant notamment les intérêts de Charlevoix à Ottawa.

En ce qui concerne ses priorités régionales, monsieur Hardy se dit préoccupé par les difficultés que rencontrent les entrepreneurs d’ici, telles que la pénurie de main-d’œuvre et la lourdeur administrative imposée par le gouvernement. « Beaucoup d'entreprises me disent [...] : Je suis rendu que je suis obligé d'acheter des maisons, puis d'acheter des appartements, pour être capable d'attirer des travailleurs », constate-t-il. Il promet qu’un gouvernement conservateur travaillera pour faire diminuer la bureaucratie, pour favoriser une immigration « responsable » et pour ramener « plus d’argent dans les poches des contribuables ».

Sur le plan économique national, il soutient les mesures phares de son chef, comme l’abolition de la taxe fédérale lors de l’achat d’une maison qui vaut moins d’un million de dollars. Il encourage aussi les mesures d’aide à l’investissement local et la réduction de la taille de l’État. Quant à la réponse que devrait formuler le gouvernement canadien face à l’agression tarifaire américaine, monsieur Hardy estime que le pays doit développer son indépendance, notamment sur le plan énergétique.

Le candidat défend ainsi une vision de l’environnement basée sur le développement responsable de ses ressources naturelles, ce qui permettrait de financer une transition vers des énergies dites vertes. Opposé à la taxe carbone, il plaide pour une écologie pragmatique et non punitive, qui ne cherche pas à mettre le poids de la lutte contre les changements climatiques sur les épaules des citoyens. « Je pense qu'il faut rester, encore une fois, avec le gros bon sens, puis respecter la réalité des travailleurs », énonce-t-il.

Enfin, il affirme que le Québec est une nation reconnue au sein du Canada et que la protection du français revêt d’une importance considérable au sein de son parti. Il précise que les coupes proposées par les conservateurs à CBC/Radio-Canada ne toucheraient pas la portion francophone du radiodiffuseur public et qu’elles visent une meilleure gestion des fonds en provenance du gouvernement.

Alex Ouellet-Bélanger : une voix libérale pour un comté vaste et diversifié

Nouveau venu en politique fédérale, Alex Ouellet-Bélanger, candidat libéral dans Montmorency-Charlevoix, arrive avec un parcours atypique. Diplômé en génie physique de l’Université Laval, il a travaillé dans la Silicon Valley de 2001 à 2009, avant de revenir au Québec pour fonder une famille. Il affirme avoir été poussé vers la politique par deux événements marquants : l’élection de Donald Trump et l’arrivée de Mark Carney sur la scène fédérale. « Monsieur Carney, ce qui est intéressant, c'est qu'il a vraiment les compétences pour gérer une crise. Parce qu'évidemment, c'est ça qu'on va vivre », soutient-il, en rappelant que son chef était à la barre de la Banque du Canada lors de la crise financière de 2008, et au gouvernail de la Banque d’Angleterre lors des négociations concernant le Brexit.

Nommé récemment, monsieur Ouellet-Bélanger propose aux électeurs de Charlevoix une voix au gouvernement, « si la tendance se maintient », en référence aux sondages nationaux qui donnent le Parti libéral du Canada en avance. Il soutient également qu’il aimerait faire avancer plus concrètement les dossiers locaux. Malgré le fait qu’il ait été nommé tardivement comme candidat dans la circonscription, il identifie déjà quelques priorités, comme la crise du logement et le soutien aux aînés, des enjeux auxquels le parti, dit-il, accorde une attention particulière.

Concernant l’environnement, il admet ne pas encore maîtriser tous les détails des positions de son parti en la matière. Il indique cependant que Mark Carney a « à coeur » les dossiers qui ont trait à la préservation de l’environnement. Le candidat admet aussi qu’il pourrait être intéressé à réfléchir à la création d’un corridor écologique entre les différents parcs nationaux de la région de Charlevoix.

Sur les relations canado-américaines, Alex Ouellet-Bélanger prône une approche ferme et stratégique. « Il faut se tenir debout, et puis il faut renégocier. Et puis, qui peut faire ça? [...] C'est monsieur Carney. Il faut aussi favoriser nos économies qu'on a déjà, nos économies locales, puis le commerce intra-Canada », propose-t-il, avant d’ajouter qu’il serait intéressant de se pencher sur la levée des barrières commerciales entre les provinces au pays.

Quant à l’identité québécoise au sein de la fédération canadienne, il refuse le clivage. « Je me sens 100 % Québécois et je me sens aussi 100 % Canadien », affirme-t-il. Sur les dossiers concrets comme la laïcité au Québec, le candidat espère que les différents paliers de gouvernement sauront s’asseoir à la même table pour discuter. « Ce que j'espère, c'est qu'on va être en dialogue », mentionne-t-il.

Il conclut en invitant les citoyens à venir le rencontrer, alors qu’il pourrait être celui qui les représentera à Ottawa à partir du 28 avril prochain.

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Video Upload Date: April 16, 2025

La Télévision de Charlevoix-Ouest (TVCO) existe depuis 1976. Elle est une entreprise de télévision communautaire locale qui diffuse du contenu de nature sociale, culturelle et économique. Elle est gérée et soutenue par le milieu et compte maintenant cinq employés à temps plein.

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