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Chéticamp accueille une nouvelle famille syrienne
Plus tôt cette semaine, une famille syrienne de trois est arrivée à Chéticamp pour y faire leur chez soi. Mohamed, Hibat et leur garçon de 4 ans, Zein, ont été parrainés par un groupe de bénévoles dirigés par l'Église Unie St. Andrews de Pleasant Bay. Alors que la famille passe ses deux premières semaines au Canada en quarantaine en raison des précautions contre le COVID-19, CHNE s'est entretenu avec deux bénévoles qui les aident à s'installer.
Mohamed, le père de famille, est aussi le frère de Rahmeh Alnassan, qui a immigré à Chéticamp en 2016 avec son époux et ses trois enfants. Les deux familles ont fui la Syrie lorsque la guerre a éclaté et ont vécu dans un camp de réfugiés au Liban jusqu’à leur arrivée au Canada.
Maintenant Alanssan prête son aide au comité Lifeline 224, qui travaille avec l’église de St. Andrews dans le projet de parrainage. « Nous sommes tellement heureux et nous sommes tellement excités de commencer une nouvelle vie avec eux », dit-elle. « Tout, je pense, a un peu changé parce que nous avons une autre famille. »
Les groupes parrainant des réfugiés doivent être en mesure de fournir jusqu'à un an soutien financier et social. Mais Lifeline 224 continue de fournir du soutien communautaire aux Alnassans quatre ans après leur arrivée. Maintenant, ce comité composé de divers membres de la communauté et d'entreprises locales, accueille une autre famille et se prépare à recevoir une troisième dans les mois à venir.
Maintenant, ce groupe composé de divers membres de la communauté et d'entreprises locales, accueille une autre famille et se prépare à recevoir une troisième dans les mois à venir.
Selon la bénévole Ginette Chiasson, le village rural de Chéticamp est l’endroit idéal pour les nouveaux-arrivants de s’installer. « Chéticamp, on sait, a beaucoup moins de gens qui habitent ici qu’il y avait 10 ans, ou même 20 ans, » dit-elle. « On voyait une nécessité d’assurer une certaine continuité, avoir d’autres personnes qui viennent dans le village. … Surtout ce qui a motivé la communauté à embarquer, c’est le fait que ces gens avaient beaucoup besoin et que on était dans une position pour pouvoir les aider et les accueillir. »
Le déracinement, c’est quelque chose que les communautés acadiennes comprennent très bien, dit Chiasson. « La déportation des Acadiens, c’est pas si loin. Pas qu’on s’en rappelle, évidement c’était en 1755, mais on sait que nos ancêtres ont été déplacés. Plusieurs se sont retrouvés aux États-Unis, plusieurs se sont retrouvés en Europe et plusieurs sont revenus en Acadie. Je pense que ça nous rend très conscients de comment difficile ça peut être pour des familles qui doivent être déplacées, et laisser aller leurs chez eux parce que c’est ce qui est arrivé avec ces familles. Syria, ils ne reverront probablement jamais. Et s’ils le revoient un jour, ce ne sera pas le Syria qu’ils ont connu, qui est très difficile. Alors, nous aussi, on ne reverra pas l’Acadie comme elle était mais on est là maintenant, et on est là pour rester. Et on veut assurer que ces gens, même s’ils ont laissé leur pays natal, peuvent se retrouver quelque part où ils sont chez eux, ici au Canada. »
Cliquez ici pour écouter l'entretien de CHNE-TV avec Ginette Chiasson en français, et ici avec Rahmeh Alnassan en anglais.
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