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Coiffeurs de Chéticamp en grande demande après le confinement
Wayne Aucoin, coiffeur à Chéticamp depuis 42 ans, se régale d’un début de saison d’été occupée. Après 7 semaines d’isolement et de distanciation sociale, les coiffeurs et cosmétologues sont très demandés.
Aucoin dit qu’il s’attendait à des journées de travail remplies. Il s’est préparé d’avance en contactant ses clients habituels dès l’annonce du gouvernement le 27 mai dernier. « J’ai travaillé la première semaine cinq jours, » dit-il. « C’était dur parce que je vieillis et je n’ai plus les capacités, mais je l’ai fait! Et puis là, c’est des journées de 8 à 10 h par jour. »
Il a fallu aussi faire des ajustements. En collaboration avec le gouvernement provincial, l’association de Cosmétologie de la Nouvelle-Écosse a émis des règles d’hygiène comme le port du masque, la désinfection du local entre chaque client, et n’a permis aux coiffeurs de recevoir qu’une seule personne à la fois. « Il faut se donner du temps entre chaque client, » dit Aucoin. « Ça fait qu’on ne peut plus multi-tasker, on ne peut plus double-booker, qu’on avait l’habitude de faire. Moi, je trouve que c’est plaisant parce que ça donne le temps de pouvoir jaser avec la personne, puis ça nous donne plus de temps à faire nos travaux comme il faut. »
Les coiffeurs de la région se sont mis d’accord pour hausser les prix pour compenser, selon eux, les pertes économiques causées par cette dernière mesure.
L’été, les salons bénéficient beaucoup de la visite des touristes. Mais même si les gouvernements des provinces Atlantiques ont annoncé une ouverture au tourisme maritime, Aucoin a des doutes par rapport à la sécurité. « Aujourd’hui, je ne pense pas que j’oserais prendre des touristes comme tel parce qu’il faudra leur demander des questions, tu sais, où-est ce qu’ils ont été, s’ils ont de la fièvre, » explique-t-il. « Ça fait que ça va être plus un défi, mais si je me sens confortable, que dans les jours à venir, que ça lighten up, oui, on va encore faire des touristes. »
Même sans nouveaux clients, Aucoin se dit content de pouvoir retrouver des vieux amis. « C’est un métier que c’est pas juste de faire la coiffure, tu sais, » dit-il. « Être coiffeur, on fait ça du cœur. »
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