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La famille Cuapantecatl reçoit une décision de renvoi au Mexique malgré les menaces de mort
La famille Cuapantecatl qui a été menacée de mort par un cartel de la drogue a reçu une décision de renvoi en direction de son pays d’origine, le Mexique, qui doit se produire à la fin du mois de décembre. L’Agence des services frontaliers du Canada affirme que le risque pour eux n’existe pas dans tout le pays.
TVCÉ – Initiative de journalisme local
Juste avant leur rendez-vous avec les autorités de l’Agence des services frontaliers du Canada à Sherbrooke, la famille Cuapantecatl était perturbée par la possibilité d’être expulsé du pays.
« Si aujourd’hui nous devons retourner dans notre pays et le cartel qui nous a suivis nous trouve, je ne sais pas ce qu’il se passerait », a avoué la mère de famille, Flor del Rocio Hernandez del Rio, sur un ton désespéré.
Expulsion du Canada
Le 31 octobre, les agents frontaliers du Canada à Sherbrooke ont informé la famille Cuapantecatl qu’elle devrait acheter des billets d’avion pour les quatre membres, pour un retour effectif au Mexique entre le 22 et 29 décembre 2023. De plus, les billets devraient être non-remboursables, avec date de voyage fixe, sans pouvoir être modifiée.
Pendant une heure de rencontre avec une agente frontalière du Canada à Sherbrooke, la famille Cuapantecatl a appris aussi qu’elle ne pouvait pas appliquer pour le programme de Traitement des demandes d’examen de risques avant renvoi (ERAR), comme alternative de révision de la décision de renvoi au Mexique.
« Nous avons demandé si on pouvait appliquer pour l’ERAR. Elle nous a répondu que nous n’étions plus éligibles », affirme le père de famille, Jose de Jesus Cuapantecatl Escobar.
En vertu d’une décision du ministère de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté du Canada prise en mai 2023, la famille Cuapantecatl devrait attendre jusqu’en mai 2024 pour pouvoir faire évaluer à nouveau le risque de vie au Mexique.
Risque local seulement
Selon la documentation apportée par la famille Cuapantecatl, elle avait été menacée de mort par le cartel de drogues « los Zetas » au Mexique. Mais le gouvernent du Canada n’est pas convaincu que le risque soit le même sur tout le territoire mexicain. La famille est déçue par le travail de leurs anciens avocats qui, selon leur évaluation, n’auraient pas présenté toutes les preuves et les arguments pour obtenir le statut de réfugié au Canada.
« Nous avons respecté tout ce qui a été demandé. Et je pense que ce n’est plus de notre faute, mais celle des avocats qui n’ont pas fait leur travail correctement », ajoute madame Hernandez del Rio.
Les Cuapantecatl sont arrivés au Canada en 2019 avec statut de touristes, et les enfants sont arrivés en 2021.
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