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Polémique autour du patrimoine religieux
L'avenir de l'Église Saint-Calixte à Plessisville est plus qu'incertaine, alors que certains réclament sa rénovation à l'aide de subventions du gouvernement du Québec, la Fabrique de Notre-Dame-des-Érables souhaite la vendre à la municipalité pour la somme symbolique d'un dollar.
TVCÉ – Initiative de journalisme local
La Fabrique Notre-Dame-des-Érables affirme ne pas être en mesure de couvrir les frais de fonctionnement annuel de l'Église Saint-Calixte, estimés à 120 000 $. Par contre, l'autre église de Plessisville, Notre-Dame-de-Fatima, coûterait environ 40 000 $ par an.
"Nous allons conserver Fatima, car elle coûte moins cher, et nous chercherons quelqu'un qui voudra préserver Saint-Calixte", reconnaît Michel Paquin, président de la Fabrique Notre-Dame-des-Érables.
Dans le but de se départir de cette église et des dépenses faramineuses de 120 000 $ par année, la Fabrique Notre-Dame-des-Érables a proposé à la Ville de Plessisville de l'acquérir pour la somme symbolique d'un dollar.
" On offre à la Ville de Plessisville d’acheter l’église et le presbytère pour la somme d’un dollar. Ça a été accepté en majorité par l’assemblée de la Fabrique ", confirme le président de la Fabrique.
Intérêts divergents
La Fabrique Notre-Dame-des-Érables a décidé de déplacer les bureaux du presbytère de l'Église Saint-Calixte vers l'Église Notre-Dame-de-Fatima, avec l'intention ultime de vendre l'Église Saint-Calixte à l'avenir. Cette décision va à l'encontre des intérêts de la Ville de Plessisville, qui souhaite préserver l'Église Saint-Calixte comme patrimoine religieux et vendre l'Église Notre-Dame-de-Fatima pour construire des logements abordables.
Ces dernières semaines, la Ville de Plessisville a suspendu la délivrance du permis de rénovation pour l'Église Notre-Dame-de-Fatima, incluant la construction des nouveaux bureaux de la Fabrique. Selon la Ville de Plessisville, la Fabrique aurait dû obtenir l'autorisation du Diocèse de Québec pour entreprendre des rénovations dans l'Église Notre-Dame-de-Fatima.
" Quand on a vu que la Fabrique voulait continuer quand-même (…), on a fait une assemblée spéciale dans la ville, pour suspendre l’analyse du permis tant et aussi longtemps qu’ils n’ont pas l’aval du Diocèse", précise Marc Morin, membre du Comité de sauvegarde du Patrimoine religieux et conseiller de la Ville de Plessisville.
Assemblée des paroissiens suspendue
Deux nouveaux paroissiens devraient être élus dimanche le 3 décembre au conseil d’administration de la Fabrique de Notre-Dame-des-Érables.
Pour faire valoir sa position, la Ville de Plessisville proposait les candidatures de deux hommes de la ville : Mario Fortin, ancien maire, et Réal Gingras, un homme retraité. Elle avait également préparé des autobus pour transporter environ 200 personnes afin de voter en faveur de la protection de l'Église Saint-Calixte. "Il est absolument essentiel que le plus grand nombre possible de personnes viennent voter", encourageait monsieur Morin au nom de la Ville de Plessisville.
Cependant, pour éviter que les Plessisvillois prennent le contrôle de l'assemblée, la Fabrique a décidé de la reporter à une date ultérieure. La nouvelle date reste inconnue pour l'instant. "Ce n’est pas déterminé encore (…) parce que le vicaire général du Diocèse nous a dit qu’il voulait être présent lors de l’assemblée, parce qu’on sait qu’à Plessisville ils ont commencé à organiser des autobus et payer des lunchs (…) pour inviter les gens à se présenter", indique monsieur Paquin pour la Fabrique Notre-Dame-des-Érables.
À l'heure actuelle, aucune réponse n'a été transmisse par la Ville de Plessisville. Une décision sera attendue en 2024.
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