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La cheffe de Pikogan discute de la gouvernance matriarcale de la nation anichinabée
La cheffe nouvellement élue de la communauté de Pikogan, Chantal Kistabish, soutient que la gouvernance matriarcale fait appel à l'empathie et souligne l'aspect multiculturel de sa communauté, faisant place aux Cris et aux Atikamekw.
Guylaine Beauchemin - Initiative de journalisme local
« La femme a tout le temps joué un grand rôle dans la communauté », a dit Chantal Kistabish, cheffe de Pikogan, précisant que la femme a toujours eu un rôle de proximité dans la communauté.
Elle soutient d'ailleurs que ce type de gouvernance fait appel aux attributs typiquement féminins, tels que l'empathie.
« Un homme c'est plus rationnel, ça va direct au but. Une c'est plus dans l'empathie, dans la bienveillance », a-t-elle souligné.
Mixité
Selon Chantal Kistabish, les allochtones et les autochtones vivent bien ensemble sur le territoire. Elle mentionne qu’elle a autant d’amis à l’intérieur de la communauté que dans la ville d’Amos.
La communauté mobilisatrice organise toute l’année des activités, telle que des parties de hockey, la fête de Noël, leur carnaval et le Pow-wow. C’est une façon de maintenir le contact avec les autres cultures, incluant les allochtones qui sont invités à participer à ces événements. Comme Chantal le mentionne, « Venez chez nous ! ».
Cicatrices
À une certaine époque, les dirigeants de la Ville d’Amos et le gouvernement ont déplacé la communauté entière des Anishnabés d’Amos.
« Avant qu’on soit installé là où on est depuis plusieurs années, on a été déplacé pour la construction de certaines places d’Amos, entre autres à l’évêché, on était là, on a été aussi, le bâtiment n’existe plus, mais il y avait, il y a plusieurs années, le Précieux Sang, où ce qu’il y avait les religieuses, on était dans ce coin-là. Donc, pour la construction du Précieux Sang et pour la construction de l’évêché, on a été déplacé. », précise Chantal Kistabish, cheffe de Pikogan.
Crise du logement
Actuellement, même chez Pikogan, la crise du logement est présente. Comme elle l'explique, « ça nous prendrait 80 maisons demain pour répondre aux logements de Pikogan », a déclaré la cheffe de cette communauté anichinabée.
En ce moment, il y a deux à trois familles qui vivent sous le même toit pour ne pas se retrouver à la rue.
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