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Un immigrant français menacé d’expulsion pourra rester au Québec avec un permis de travail pendant deux ans
Un immigrant français qui devait quitter le pays à la fin du mois d’août a été gracié à la dernière minute par le ministère de l’Immigration afin qu’il puisse rester en sol canadien, en plus de détenir un permis de travail d’une durée de deux ans.
TVCÉ – Initiative du journalisme local
Lorenzo Favilli qui demeure au Québec depuis 2017 et qui est resté trois ans sans statut migratoire, a bénéficié d’une décision exceptionnelle de la part du gouvernement du Canada. Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, monsieur Marc Miller, a décidé de sursoir au renvoi de Lorenzo Élie Favilli une journée avant son départ, prévu le 28 août. Favilli a aussi obtenu un permis de travail fermé de deux ans.
« C’est comme une bénédiction, un miracle. C’est inespéré au dernier moment. », reconnait Lorenzo Favilli. « Dimanche le 27 août, il était 22 heures 48. J’étais avec un ami. On savourait le dernier verre avant le départ. Et d’un coût, c’est le cellulaire qui sonne. […] C’était un agent d’immigration […] qui me disait, ‘’voilà, on m’a dédié pour vous annoncer que vous n’étiez pas obligé à vous présenter à l’aéroport demain’’ ».
L’intervention du député Luc Berthold
Le député fédéral de l’opposition pour la région de Mégantic-l’Érable, monsieur Luc Berthold, avait aidé à Lorenzo Favilli à communiquer avec le ministre de l’Immigration du Canada.
« On est allé à la recherche d’information. Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il y avait affectivement des trous dans le dossier de Lorenzo. Il y avait des dossiers perdus […]. Donc, on a demandé au ministre de sursoir au renvoi de Lorenzo pour nous […] permettre de faire pression pour qu’on soit sûr que la lumière soit faite sur tous les éléments du dossier avant de le renvoyer », a dit Luc Berthold.
Monsieur Berthold considère aussi que la gestion de l’immigration de la part du gouvernement fédéral pose des inconvénients aux nouveaux arrivants en général, au point que lui et d’autres députés régionaux se sont trouvé dans l’obligation d’engager une personne à temps plein pour s’occuper des plaintes et consultations en matière d’immigration.
« Ça va tellement mal que maintenant le bureau du député est devenu presque une prolongation du bureau d’immigration Canada. Parce que les gens doivent passer par le bureau de leur député, un peu partout au pays, pour être capables d’avoir des réponses.
Un cas qui sert à l’attraction d’immigrants
La population de Saint-Ferdinand s’est montrée solidaire avec monsieur Favilli dans la région, au point où une pétition a récolté des dizaines de signatures pour que le gouvernement du Canada lui accorde ce permis de travail.
La Municipalité de Saint-Ferdinand ne cache pas le fait qu’elle a appuyé cette démarche pour projeter l’image d’une terre d’accueil pour les immigrants.
« On veut montrer […] qu’on est très ouverts à l’immigration. […] C’est pour cela qu’on a fait une pétition, on a fait venir les médias et on a fait tout ce qu’on pouvait pour sensibiliser le ministre à notre petite cause », reconnait le maire de la Municipalité de Saint-Ferdinand, Yves Charlebois.
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