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Un travailleur temporaire mexicain explique les difficultés de son parcours pour s’installer au Québec
Un travailleur temporaire d’origine mexicaine raconte les défis qu’il a rencontrés en arrivant au pays, notamment la difficulté liée à la langue pour lui et sa famille, et pour laquelle ils doivent faire des efforts importants en francisation.
Silvana Suarez Ardila - Initiative du journalisme local
José Alfredo Patlan, est arrivé ici comme soudeur en tant que travailleur temporaire. La francisation constitue un défi de taille, puisque José et sa famille doivent travailler en plus d’étudier pour apprendre le francais. La francisation est obligatoire pour obtenir la résidence permanente.
« Ils nous demandent d'avoir un niveau 7 plus ou moins un B2 de francisation pour obtenir une résidence », explique José, faisant référence aux conditions qu'impose le gouvernement du Québec pour qu'un travailleur temporaire devienne résident permanent.
En plus des défis liés à la langue, José s’est lancé en affaires. À force de travail et de labeur, il est devenu propriétaire du seul restaurant latino de la MRC d'Érable, à Plessisville.
Entrepreneur
Le statut de travailleur temporaire n’a pas empêché José d'ouvrir une entreprise puisque, comme les citoyens, les travailleurs temporaires doivent produire une déclaration d’impôts chaque année et doivent justifier de leurs revenus. « La démarche a été simple, j'ai juste eu mon numéro NAS et j'ai enregistré l'entreprise [...], mais oui, on ne peut pas avoir de dettes ni de dossier criminel », a-t-il admis.
Le fait d'avoir ouvert une entreprise au Québec et d'avoir un contrat de travailleur qualifié ne favorise pas sa démarche de devenir un résident permanent. Ce qui compte le plus c’est la francisation, a-t-il laissé savoir.
Immigration
José a révélé le processus par lequel passe une personne qui veut venir travailler au Québec, un processus qui prend plus ou moins un an. « Un temps pendant lequel la personne doit présenter la preuve de ce qu'elle sait faire, examens médicaux et approbation du permis de travail par le gouvernement canadien », a-t-il expliqué.
José nous a parlé de son quotidien avec deux emplois, puisqu'en tant que travailleur temporaire, il doit toujours avoir un contrat actif pour pouvoir vivre au Canada, donc pour aucune raison il ne peut renoncer à être soudeur pour se consacrer uniquement au restaurant.
« Je peux à peine me reposer, mais ce n'est pas une option de quitter le travail, car je peux changer de travail, mais c'est un processus très lent et je cours le risque de me retrouver sans permis de travail, il faut faire de gros efforts », a-t-il dit.
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