Les travailleurs de rue à l’écoute des gens en difficulté dans la région des Appalaches

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Les travailleurs de rue à l’écoute des gens en difficulté dans la région des Appalaches

La pauvreté, l’isolement et l’itinérance sont des phénomènes en croissance partout au pays, et il semble que nul endroit ne soit épargné. Depuis la pandémie, la situation s’est fortement aggravée. Afin de discuter de cette réalité dans la région des Appalaches, nous avons rencontré M. Patrick Naud, travailleur de rue au sein du Réseau d’entraide des Appalaches, qui se consacre depuis 7 ans à donner un coup de main à ceux et celles qui en ont bien besoin. Celui-ci nous en a appris davantage sur ce qui se passe dans ce milieu, sur les défis que représente ce travail ainsi que sur les services offerts par les travailleurs de rue.

Guy Jacques – Initiative de journalisme local

La clientèle des travailleurs de rue est en constante augmentation, selon ce que nous a mentionné Patrick Naud. Le nombre d’interventions aurait atteint environ 2000, en 2024, pour la seule région de Thetford. Comme il le mentionne, pour parvenir à combler tous les besoins et à couvrir tout le territoire, il faudrait six travailleurs de rue, alors que présentement, ils sont seulement trois, soit lui-même, Bianca Leclerc et Antoine Ramsay.

« On couvre tous les territoires [de Chaudière-Appalaches], c’est juste qu’on manque d’effectifs », nous a-t-il mentionné. Les travailleurs de rue sont le plus souvent à l’extérieur, à rencontrer des gens dans divers lieux, comme dans les parcs, près des écoles, ou bien dans les bois où certaines personnes en état d’itinérance se réfugient, et bien que leur clientèle habituelle se situe entre 12 et 25 ans, ils discutent et aident tous ceux qui les approchent et en font la demande. « Viens nous voir, il y a moyen de s’arranger », a lancé Patrick Naud.

Centrés sur l’écoute et le non-jugement, ils s’efforcent d’établir un lien de confiance avec leur clientèle. Comme l’a affirmé Patrick Naud, on ne les force pas, on leur offre de l’aide, mais c’est seulement quand ils sont prêts à agir et à se prendre en main que les actions positives peuvent commencer. « La journée que tu vas comprendre que tout part de toi, tout va se mettre à changer », a-t-il avancé.

Leur but est de se rapprocher des personnes en marge des normes sociales et de contribuer à leur mieux-être en les accompagnants dans ce qu’ils vivent, tout en respectant leur rythme et le milieu dans lequel ils évoluent, et aussi de développer une relation significative, basée sur l’empathie, l’honnêteté et la patience. Il s’agit en somme d’une approche humaine, non directive, dans laquelle il faut prendre le temps et avoir une présence constante.

Les services offerts par les travailleurs de rue sont de divers ordres, et le tout est basé sur la relation d’aide. La prévention fait également partie de leur travail, par exemple avec la distribution de divers articles, comme du matériel stérile d’injection et d’inhalation, du naloxone pour contrer une surdose d’opioïdes, des bandelettes de détection de fentanyl, des condoms et des tests de grossesse.

Ils accompagnent également les gens dans leurs différentes démarches, comme pour l’accès au logement, à l’emploi, au transport, sans compter les rendez-vous médicaux. Ils connaissent bien les organismes de la région qui peuvent contribuer à venir en aide à leur clientèle et les réfèrent au besoin. Chaque jeudi, ils organisent des soupers de rue, et proposent ainsi un bon repas aux personnes intéressées.

L’ajout d’une femme à l’équipe est venu combler un besoin auprès de la clientèle féminine, qui dans certains cas se confiera davantage à cette dernière qu’aux travailleurs de rue masculins. Par-dessus tout, ce qui étonne et choque, c’est de voir que cette réalité touche aussi durement notre tranquille petit coin de pays. Et de voir que des gens soient contraints de vivre à l’extérieur ici en région, même par des froids extrêmes. « On pensait avant que c’était juste à Montréal. Avant à Thetford, les logements n’étaient pas chers, maintenant les gens ne peuvent plus arriver avec juste de l’aide sociale. C’est rendu de la survie. »

 

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Video Upload Date: February 25, 2025

La Télévision communautaire de la région des Appalaches (TVCRA) est un organisme à but non lucratif qui contribue au renforcement du sentiment d’appartenance de son milieu. Elle favorise la participation citoyenne ainsi que l’engagement social, depuis 1973.

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