Un organisme pour briser l’isolement des femmes immigrantes en Chaudière-Appalaches

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Un organisme pour briser l’isolement des femmes immigrantes en Chaudière-Appalaches

Fondé en 2024, l’organisme à but non  Liaison femmes immigrantes de la Chaudière-Appalaches (LFICA) a été mis sur pied afin soutenir les femmes immigrantes de la région, et également de favoriser leur participation active, leur leadership et leur autonomisation pour qu’elles contribuent pleinement à leur communauté d'accueil.

Guy Jacques – Initiative de journalisme local

Trop souvent, celles-ci se retrouvaient socialement isolées et ne sortaient presque pas de leur domicile, alors que les hommes étaient au travail. C’est pourquoi l’organisme s’est donné pour mission de briser l’isolement social et de valoriser l’implication et le talent des femmes immigrantes à travers des activités culturelles, communautaires et de réseautage.

L’objectif de LFICA est également de faire une liaison entre les femmes immigrantes et les organismes, les MRC, les municipalités et toutes les autres institutions. Actuellement, les femmes immigrantes ne se sentent pas concernées par les politiques municipales et les activités de loisirs, parce qu’il y a peu de choses qui les attirent ou les intéressent. Le soutien principal de l’organisme est de cibler les besoins des femmes immigrantes et de les orienter vers les bonnes ressources. Pour parvenir à concrétiser ses objectifs, LFICA prône l'engagement citoyen, la diversité et l'inclusion.

Les deux cofondatrices, soit Mmes Elima Diabong et Grace Oulai, ont elles-mêmes affronté les défis que toutes les femmes immigrantes rencontrent. Selon Mme Oulai, le premier défi qu’elle a rencontré est en lien avec le monde du travail : « Les personnes [et entreprises] en région n’étaient pas préparées à ce que l’on s’en vienne directement pour travailler. (…) J’ai l’impression que pour les hommes, c’est un peu plus facile dans le domaine du travail.

Dès qu’ils arrivent, en général, ils viennent déjà avec leur permis de travail et se retrouvent directement en entreprise. Ils ont plus le temps de s’intégrer ».
Pour les femmes immigrantes, la situation n’est pas la même : « En général, les femmes restent à la maison avec les enfants. Du coup, l’intégration est plus longue, plus lente, ça prend plus de temps car elles n’ont pas l’occasion de socialiser », mentionne Mme Oulai. « La première difficulté, c’est l’isolement social. (…) Quand elles arrivent ici, elles sont vraiment toutes seules. De pouvoir avoir des activités, ne serait-ce que pour s’épanouir, sortir, se divertir, c’est vraiment le premier défi qu’il faut relever ».

C’est pourquoi LFICA met avant tout l’accent sur la création de liens, le partage et la valorisation des talents des femmes immigrantes afin qu’elles puissent s’épanouir et contribuer pleinement à leur communauté. L’organisme est là pour soutenir les femmes qui en ont besoin.

Bien que l’organisme reçoive de plus en plus de demandes concernant l’emploi, les stages ou des démarches d’immigration, ils ne sont pas spécialisé dans ces domaines, et se font par contre un plaisir de fournir des références vers d’autres organismes.

L’organisme a avant tout comme  objectif de créer un réseau de rencontre entre gente féminine issue de l’immigration, afin qu’elles connectent entre elles, qu’elles connectent avec la société d’accueil, puissent contrer l’isolement social, et parfois, l’organisme ira jusqu’à prendre certains défis en charge. L’idée principale est d’abord et avant tout de tisser des liens dans la communauté, et également avec la communauté d’accueil. Au-delà de tout cela, l’organisme désire instaurer des ateliers pour les particuliers et les entreprises.

Très présent sur les réseaux sociaux, LFICA a remporté le prix Organisme coup de cœur lors du Mois de l’Histoire des Noirs en Beauce, organisé par le Centre d’aide aux personnes immigrantes et leurs familles. Leur présence et leur implication dans la communauté témoigne de leur importance, d’abord pour les femmes immigrantes, mais aussi pour toute la collectivité. L’organisme répond à un besoin essentiel dans la région, qui compte de nombreuses personnes immigrantes, soit plus de 2000 pour la seule Ville de Thetford.

Récemment, Mme Diabong a rédigé un livre destiné aux enfants et qui se veut un projet à impact social, intitulé Bibi le brocoli, qui démontre que les différences sont souvent la plus grande force. Transmetteur de bonne humeur et d’espoir, et axé sur l’acceptation de soi et des autres, ce petit personnage a déjà bien du chemin de parcouru, puisque certains exemplaires se sont retrouvés sur le continent africain et même jusqu’à l’Assemblée nationale.

 

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Video Upload Date: April 8, 2025

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